La décision de la FIFA de suspendre l’application du carton rouge de Folarin Balogun continue de provoquer une véritable tempête. Alors que des révélations ont fait état d’une intense campagne de lobbying menée par des responsables américains avant la décision, les critiques se multiplient de toutes parts contre l’instance mondiale.
L’UEFA a dénoncé une décision qui « a franchi une ligne rouge ». L’instance européenne rappelle qu’une suspension automatique après un carton rouge est prévue par le règlement et ne peut faire l’objet d’aucune exception en pleine compétition. Pour elle, cette décision menace l’intégrité du jeu et crée un précédent extrêmement dangereux.
En Belgique, où les États-Unis doivent affronter les Diables Rouges en huitièmes de finale, les médias ont également exprimé leur indignation. Het Nieuwsblad parle d’une décision « corrompue à 100 % », la RTBF estime que « la FIFA tue le football », Le Soir accuse l’instance d’avoir sacrifié son impartialité, tandis que DH Les Sports évoque la première ingérence de Donald Trump dans « sa » Coupe du monde.
Jürgen Klopp a lui aussi vivement réagi. L’entraîneur allemand estime que le règlement était clair et qu’il n’y avait aucune raison de revenir sur le carton rouge de l’attaquant américain.« C’était un carton rouge. Il n’y a pas à discuter. » L’ancien manager de Liverpool s’est également montré très critique à l’égard des révélations concernant une éventuelle intervention politique.« Si la Maison Blanche est vraiment intervenue, alors c’est insensé. Le football est à nous, pas à eux. »
Enfin, l’ancien président de la FIFA, Sepp Blatter, a dénoncé une dérive qu’il juge extrêmement préoccupante.« Les cartons rouges ne sont pas annulés par des coups de fil politiques. Ils sont annulés par des règles, des preuves et des organismes indépendants. »Avant d’ajouter :« Le football ne doit jamais devenir un terrain de jeu pour le pouvoir politique. » Rarement une décision disciplinaire aura suscité une telle unanimité contre la FIFA.
Entre l’UEFA, une partie de la presse européenne, un entraîneur de renommée mondiale et un ancien président de la FIFA, les critiques convergent toutes vers une même inquiétude : celle de voir la politique s’immiscer dans l’application des règles du football lors de cette Coupe du monde 2026.