En l’espace de trois jours seulement, le Real Madrid a tout perdu ou presque : deux titres envolés et un entraîneur remercié. Un scénario noir qui hante ce jeudi matin la presse espagnole, encore sous le choc de l’élimination humiliante des Merengues face à Albacete (3-2), club en lutte pour le maintien en deuxième division, en huitièmes de finale de la Copa del Rey.
Si l’échec en Supercoupe d’Espagne contre le FC Barcelone avait laissé des traces, il apparaissait néanmoins logique au vu de la dynamique opposée des deux géants espagnols. En revanche, la déroute face à Albacete passe très mal. Très mal même. Battu par un adversaire supposé largement inférieur, le Real Madrid a touché le fond, et l’aventure d’Álvaro Arbeloa sur le banc madrilène démarre de la pire des manières.
Une presse ibérique sans pitié
Les médias espagnols n’ont pas tardé à dégainer. En soulignant à répétition les lacunes physiques de son équipe, Arbeloa a été accusé d’envoyer un message à peine voilé à son prédécesseur, Xabi Alonso.
« Se rappeler de Xabi Alonso pour parler de mauvaise préparation physique, c’est être un mauvais collègue », a lâché Antonio Romero sur la Cadena SER.
Même son de cloche du côté d’Edu Garcia sur Onda Cero : « C’est un coup bas, très petit de dire ça aujourd’hui. »
Mais au-delà des mots, ce sont surtout les choix tactiques et humains du technicien espagnol qui sont pointés du doigt. AS évoque un entraîneur « hiératique, incapable de réagir pendant que son équipe coulait », critiquant notamment l’entrée de Camavinga au poste de latéral gauche à la place d’un Fran García pourtant décisif défensivement quelques minutes plus tôt.
Sur la Cadena SER, Anton Meana a été encore plus sévère :
« Cette conférence de presse montre quelqu’un qui n’est pas conscient de ce que représente ce club. 100 % de défaites. Mauvais choix de groupe, mauvaise approche du match, mauvais changements. » Antonio Romero a, lui, résumé la colère ambiante en une phrase lourde de sens :
« Laisser 400 millions d’euros de talent à Madrid, c’est la responsabilité de l’entraîneur. »
Tout compte fait, le Real Madrid est sur la selette