À moins de trois semaines du coup d’envoi de la CAN 2025, une vive polémique secoue le football africain. Alors que les sélections nationales finalisent leurs préparatifs, un changement soudain du calendrier de libération des joueurs vient bouleverser toute l’organisation. Selon plusieurs médias, dont Ouest-France, les clubs européens auraient obtenu de la FIFA un report de la date à laquelle ils doivent libérer leurs internationaux africains. Une décision qui provoque une vague d’indignation sur le continent.
Initialement, les joueurs africains évoluant en Europe devaient être libérés à l’issue du week-end du 6–7 décembre, conformément au règlement FIFA. Une date qui permettait aux fédérations d’organiser sereinement leurs stages et matchs amicaux dès le 8 décembre. Plusieurs pays avaient d’ailleurs déjà verrouillé leur programme, billets d’avion et réservations d’hôtels compris.
Mais selon diverses sources concordantes, certains clubs refusent désormais de laisser partir leurs internationaux avant le 15 décembre. Plusieurs fédérations africaines ont même commencé à recevoir des courriers officiels annonçant ce nouveau délai, au grand étonnement des sélectionneurs.
Le Bénin directement impacté : un match amical en danger
Parmi les sélections touchées, les Guépards du Bénin, qui doivent affronter le Gabon le 16 décembre en match de préparation. Un match désormais menacé puisque plusieurs cadres évoluant en Europe pourraient n’arriver qu’à la veille de la rencontre, voire après.
Comme beaucoup d’autres nations africaines, le Bénin avait construit toute sa préparation autour d’un rassemblement débutant le 10 décembre. Ce retard imposé fragilise donc tout le plan de travail du sélectionneur Gernot Rohr.
Selon les premières informations, cette situation découlerait d’une réunion tenue le 29 novembre entre la FIFA et l’Association Européenne des Clubs (ECA). Lors de cet échange, les clubs auraient demandé la possibilité de garder leurs joueurs plus longtemps, au motif que la période du 8 décembre tombe en pleine série de matchs cruciaux pour leurs championnats.
La FIFA aurait alors accepté cette demande, sans consulter ni informer clairement les fédérations africaines. Un geste perçu comme un manque de respect et un nouvel épisode de tensions entre les clubs européens et les instances africaines.
Pourtant, le règlement FIFA est sans ambiguïté
Le règlement stipule : « Les joueurs doivent être libérés au plus tard le lundi de la semaine précédant le début de la compétition. »
Comme la CAN débute le 21 décembre, la date légale de libération est bien le 8 décembre. Les clubs n’ont donc pas l’autorisation de retenir leurs joueurs au-delà de ce délai. Mais la modification du calendrier la CAN ayant été déplacée de l’été à décembre 2025 en raison du nouveau Mondial des Clubs a donné des arguments aux clubs européens, qui estiment que leur calendrier est déjà saturé.
Plusieurs fédérations envisageraient de déposer une protestation officielle auprès de la CAF et de la FIFA. D’autres pourraient même saisir le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) en cas de non-respect du règlement.