L’affaire continue de faire couler beaucoup d’encre depuis plusieurs semaines. Depuis l’annonce de la CAF déclarant le Sénégal perdant sur tapis vert lors de la finale de la CAN 2025, les tensions ne cessent de croître entre le Maroc et le Sénégal. Tandis que les Sénégalais continuent de revendiquer publiquement leur sacre, tous les regards sont désormais tournés vers le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), seule instance capable de trancher définitivement ce dossier brûlant.
Selon les informations du média égyptien Kooora, une tendance juridique commencerait à se dégager. Plusieurs spécialistes du droit du sport, dont l’avocat Ralph Charbel, estiment que les articles 82 et 84 constituent des lex specialis, c’est-à-dire des dispositions juridiques spéciales qui prévalent sur les règles générales. Dans cette interprétation, le Sénégal serait effectivement destitué de son titre continental. La CAF pourrait même envisager des sanctions supplémentaires liées aux célébrations organisées lors de Sénégal-Pérou, les Lions de la Teranga n’étant officiellement plus champions au moment des festivités, ce qui pourrait être assimilé à une usurpation de titre.
Toutefois, le média égyptien souligne également la complexité du dossier. Le Sénégal disposerait d’arguments juridiques solides, notamment le principe d’« acquiescement », selon lequel le fait que la rencontre soit allée à son terme pourrait renforcer la validité du résultat sportif initial. Par ailleurs, les deux camps détiendraient encore des éléments juridiques non rendus publics à ce stade de la procédure.