Au Riyadh Air Metropolitano, l’Atlético de Madrid a livré une démonstration de force face au FC Barcelone en demi-finale aller de la Coupe du Roi. Supérieurs dans tous les compartiments du jeu, les hommes de Diego Simeone se sont largement imposés (4-0) et ont pris une option plus que sérieuse sur la qualification pour la finale, avant le match retour prévu le 3 mars prochain.
Dès l’entame, les Colchoneros imposaient un rythme infernal à un Barça rapidement acculé. La pression madrilène finissait par payer très tôt : sur une passe en retrait anodine d’Eric Garcia, le gardien catalan manquait son contrôle et laissait filer le ballon dans ses propres cages. Une erreur grossière qui offrait l’ouverture du score à l’Atlético (1-0, 7e) et plongeait les Blaugranas dans le doute.Sonné, le Barça sombrait quelques minutes plus tard. À la réception d’un superbe renversement de jeu, Antoine Griezmann faisait parler sa classe et logeait une frappe précise dans le petit filet opposé, laissant le Camp Nou sans voix (2-0, 14e). Totalement dépassés, les Catalans tentaient bien de réagir, mais manquaient cruellement de réussite. Fermin Lopez voyait notamment sa tentative s’écraser sur la barre transversale de Musso (20e), symbole d’une soirée cauchemardesque.
Juste avant la pause, Lopez obligeait encore le portier argentin à s’employer (44e), mais l’Atlético frappait à nouveau dans la foulée. Servi par Lookman, Julian Alvarez concluait parfaitement d’une frappe limpide pour assommer définitivement les visiteurs (4-0, 45+3e).
Au retour des vestiaires, le Barça tentait de sauver l’honneur. Lopez se montrait dangereux dès la reprise, mais Musso restait infranchissable (48e). Cubarsi croyait réduire l’écart, avant de voir son but logiquement refusé pour une position de hors-jeu (58e). Dans la foulée, Ruggeri passait tout proche du cinquième but sur un lob audacieux (62e), preuve de la domination constante des Madrilènes.Maître de son sujet, Diego Simeone procédait à plusieurs changements en lançant Almada, Sorloth et Baena. Malgré la sortie de ses cadres offensifs, l’Atlético conservait la même rigueur défensive et continuait de se montrer dangereux. Sans un retour salvateur de Koundé devant Sorloth en toute fin de rencontre (90e), l’addition aurait pu être encore plus lourde.
Réduits à dix après l’expulsion d’Eric Garcia pour une faute grossière (86e), les Blaugranas quittaient Madrid la tête basse. Solide, réaliste et parfaitement organisé, l’Atlético de Madrid validait un succès éclatant (4-0) et se rapprochait très sérieusement de la grande finale. Dos au mur, le FC Barcelone est désormais condamné à l’exploit lors du match retour, le 3 mars prochain, devant son public.