Comme son rival le FC Barcelone la veille, la Casa Blanca quitte la Ligue des Champions avec un profond sentiment d’injustice. Opposés au Bayern Munich en quart de finale retour, les Madrilènes ont livré une prestation de haut niveau, avant de voir leur rêve s’écrouler dans une fin de match totalement folle et controversée (défaite 4-3)
Dans une rencontre spectaculaire, les hommes d’Álvaro Arbeloa avaient su répondre présent. Menant 3-2 et poussant pour arracher la prolongation, les Merengue semblaient en mesure de renverser la situation face à des Bavarois bousculés.
Mais tout a basculé à la 87e minute. Entré en jeu plus tôt, Eduardo Camavinga recevait un second carton jaune pour gain de temps, synonyme d’expulsion. Une décision immédiatement contestée par le camp madrilène, d’autant plus que l’arbitre Slavko Vinčić semblait ne pas avoir pris en compte le premier avertissement du Français
Une expulsion qui change tout
Réduits à dix dans un moment clé, les Madrilènes perdaient immédiatement pied. Deux minutes plus tard, Luis Díaz profitait de la supériorité numérique pour égaliser, avant que Michael Olise ne vienne sceller définitivement le sort du match (4-3). Une fin cruelle pour le Real Madrid, qui voyait ainsi s’envoler ses espoirs européens malgré une prestation solide.
Au coup de sifflet final, la frustration madrilène explosait. Plusieurs joueurs se précipitaient vers l’arbitre pour contester ses décisions, une tension qui coûtait même une expulsion à Arda Güler après la rencontre.
En conférence, Álvaro Arbeloa n’a pas caché son incompréhension : « Personne ne comprend ce carton rouge. Ça a déséquilibré un match qui était équilibré et ça nous a coûté cher. L’arbitre ne savait même pas qu’il avait déjà un carton jaune. Il a gâché la rencontre. »
Du côté des observateurs, la décision fait également débat. Eduardo Iturralde González, spécialiste de l’arbitrage, estime que la sanction est excessive : « À ce niveau, on ne peut pas laisser une équipe à dix pour ça. C’est une question de bon sens. »
Même son de cloche pour Alfonso Pérez Burrull, qui dénonce une décision disproportionnée : « Cela frôle l’abus d’autorité. L’impact sur le match est énorme. »
Au-delà du scénario, cette élimination laisse un goût amer au Real Madrid, qui peut nourrir de sérieux regrets.