L’affaire des supporters sénégalais ayant tenté de pénétrer sur la pelouse lors de la finale de la CAN 2025 prend une tournure judiciaire sérieuse. Les procureurs ont requis des peines pouvant aller jusqu’à deux ans de prison contre 18 supporters impliqués dans cet incident survenu en marge de la rencontre.
Ce dossier intervient dans un climat particulièrement tendu entre le Maroc et le Sénégal, un mois après la décision du comité de recours de la CAF d’attribuer la victoire finale au Maroc sur tapis vert. Une décision qui avait suscité une vive polémique et alimenté les frustrations du côté sénégalais, contribuant à crisper davantage les relations entre supporters des deux nations.
Les faits remontent à un moment de forte tension dans les tribunes, où un mouvement de foule aurait semé la panique. Les autorités accusent ces supporters d’avoir tenté d’envahir le terrain, un acte strictement interdit et considéré comme une menace pour la sécurité des joueurs et des officiels.
De leur côté, les avocats de la défense contestent fermement cette version. Ils affirment que leurs clients n’avaient aucune intention violente et qu’ils cherchaient plutôt à échapper à une bousculade dangereuse dans les gradins. Selon eux, il ne s’agit pas d’un acte de hooliganisme, mais d’une réaction instinctive face à une situation de panique.
La défense demande ainsi au tribunal d’examiner en détail les images de vidéosurveillance du stade, estimant qu’elles pourraient apporter un éclairage différent sur le comportement des supporters au moment des faits. Ces éléments pourraient s’avérer déterminants dans la décision finale de justice.
Cette affaire relance le débat sur la gestion des foules lors des grandes compétitions africaines et sur la responsabilité des organisateurs en matière de sécurité. Alors que la CAF est régulièrement interpellée sur ces questions, ce dossier pourrait faire jurisprudence dans le traitement des incidents impliquant des supporters lors de la CAN.