Au lendemain d’une défaite amère en finale de la Ligue Europa face à Tottenham (1-0), Ruben Amorim a mis son avenir dans la balance. Si le technicien portugais s’est dit prêt à quitter Manchester United si le club ou les supporters ne croient plus en lui, la direction en a décidé autrement : Amorim reste en poste.
« Si la direction et les supporters estiment que je ne suis pas le bon, je partirai le lendemain sans même parler d’indemnités. Mais je ne démissionnerai pas. » Ces mots forts de Ruben Amorim traduisent l’état de tension qui règne à Old Trafford. La défaite contre les Spurs eux-mêmes en grande difficulté cette saison et l’absence quasi certaine de qualification européenne (une première depuis 2014) renforcent le malaise. Le club est actuellement 16e de Premier League, avec une dernière journée cruciale à venir.
Depuis sa nomination en novembre dernier, Ruben Amorim peine à convaincre. Pire encore, ses résultats sont en deçà de ceux enregistrés sous Erik ten Hag, son prédécesseur. Les prestations décevantes s’enchaînent, les tensions internes se multiplient comme en témoigne son accrochage avec Alejandro Garnacho et l’équipe semble à court d’idées sur le terrain.
Une confiance réaffirmée par la direction
Malgré ce contexte difficile, le board mancunien a décidé de maintenir sa confiance envers Amorim. Selon Sky Sports, le club considère toujours l’ancien entraîneur du Sporting Portugal comme l’homme de la situation, estimant que ses idées ont besoin de temps pour porter leurs fruits.
Le soutien d’une partie du vestiaire joue également en faveur du Portugais. Le club envisagerait même de se séparer de certains éléments perturbateurs afin de renforcer l’autorité du coach. Une décision qui divise l’opinion, notamment en Angleterre, où des voix critiques à l’image de Jamie Carragher dans The Telegraph questionnent cette stratégie. Mais la logique financière pèse aussi lourd dans la balance. Ruben Amorim, sous contrat jusqu’en 2027, coûte cher à limoger. Et dans un contexte économique tendu, Manchester United préfère éviter une nouvelle indemnité de licenciement.