Coupe du Monde 2026

Coupe du monde 2026 : de « ce n’est pas une Coupe du monde » à « la FIFA n’intervient pas » : le contraste qui interroge

En 2017, alors que les États-Unis envisageaient de durcir leurs restrictions d’entrée pour certains pays, Gianni Infantino avait tenu une position claire :« Les supporters et officiels d’une équipe qualifiée pour la Coupe du monde doivent avoir accès au pays en question, sinon, il ne s’agit pas d’une Coupe du monde. »

Neuf ans plus tard, la situation de l’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan offre un contraste saisissant.Malgré sa désignation officielle pour la Coupe du monde 2026, l’arbitre africain s’est vu refuser l’entrée sur le territoire américain et ne pourra finalement ni s’entraîner ni officier durant la compétition.Face à cette situation, la FIFA a adopté un ton bien différent de celui de 2017.

Dans son communiqué, l’instance mondiale a rappelé qu’elle « n’intervient pas dans les procédures d’immigration du pays hôte » et que la décision finale appartient aux autorités nationales.Pour de nombreux observateurs, le décalage entre les déclarations d’hier et la réalité d’aujourd’hui ne passe pas inaperçu.

L’affaire Omar Artan s’ajoute d’ailleurs à plusieurs difficultés rencontrées par différents acteurs du football à l’approche du Mondial 2026. Entre problèmes de visas, restrictions d’entrée et complications administratives, certains s’interrogent sur la capacité d’une Coupe du monde à rester fidèle à son idéal d’universalité.

Une question demeure : si les mêmes événements s’étaient produits lors d’autres éditions du Mondial, les réactions auraient-elles été les mêmes ?